Projet Recherche

Dans le cadre du projet Recherche, il nous a été demandé, à moi et mon groupe, de rédiger un article scientifique sur le sujet :

Évaluation de la spatialisation sonore sur le sentiment de présence physique.

Pour se faire, nous avons tout d’abord effectué un état de l’art sur les thématiques de la présence physique et de la spatialisation sonore en environnement virtuel. Nous avons alors obtenu une multitude d’articles, qui nous ont permis de définir les concepts du sujet et d’étudier les travaux similaires qui ont été mené auparavant.

Lors de cette étude, nous nous sommes demandés s’il pouvait y avoir une différence dans le sentiment de présence physique, par rapport au type de spatialisation sonore utilisé. Nous avons distingué trois types de spatialisation :

  • Spatialisation 2D, basée sur une spatialisation mono. La source sonore est captée par les deux oreilles à la même intensité, quel que soit son emplacement
  • Spatialisation 3D, basée sur une spatialisation en stéréo. L’intensité sonore perçue par une oreille dépend de la localisation de la source sonore (ex : devant à gauche de l’utilisateur, …).
  • Spatialisation 3D améliorée, basée sur une spatialisation en stéréo, avec HRTF. Le son perçu dépend de la localisation de la source sonore, mais également des filtres naturels (tête, pavillon de l’oreille, …) qui sont recréés artificiellement.

Nous avons fait l’hypothèse que le sentiment de présence physique était d’autant plus important que la spatialisation sonore était réaliste. Ainsi, nous nous sommes dit que l’utilisateur avait d’avantage de chance de se sentir physiquement présent dans l’environnement virtuel, avec la spatialisation 3D améliorée qu’avec les deux autres.

Afin de tester notre hypothèse, nous avons mis en place une expérience, qui visait à tester les trois types de spatialisation, vis-à-vis de la présence physique.

Dans celle-ci, l’utilisateur est plongé dans un environnement immersif. Durant l’expérience, il pourra interagir avec des objets (drone, téléphone, ordinateur, …) émettant du bruit. Chaque utilisateur passe trois sessions, associées aux trois types de spatialisation. A la fin de chaque session, l’utilisateur répond à un questionnaire, afin de déterminer s’il s’est senti physiquement présent dans l’environnement ou non.

Au total, nous avons effectué douze passations. Grâce aux questionnaires, nous avons pu obtenir des données sur lesquels nous nous sommes appuyés pour effectuer des analyses statistiques (avec l’outil Jasp).

Après analyse, il en résulte que nous n’avons pu conclure quant à l’hypothèse que nous avions formulé. Cependant, nous observons des tendances, qui inciterait à la valider. De plus, nous avons observé une différence significative, quand à la localisation de la source sonore, entre la spatialisation 2D et 3D.

Le fait que nous n’ayons pu répondre avec certitude à notre hypothèse peut provenir du nombre de personnes ayant passé l’expérience. Avec un petit panel, les valeurs sont d’autant plus sensibles aux valeurs qui vont à l’encontre de la majorité. Si nous avions fait passer plus de personnes, nous aurions peut être eu d’avantages de résultats significatifs. Par ailleurs, la différence entre la spatialisation 3D et 3D améliorée n’a pas été perçu par tous les utilisateurs. La différence entre ces deux types de spatialisation est peut être plus flagrante dans certaines conditions qui n’étaient pas mises en place, ou pas mises en valeur dans notre expérience.

Cette étude nous a permis d’avoir un aperçu des méthodes de travail utilisées dans la recherche. L’article, que nous avons rédigé, est téléchargeable ici.